Comment créer une entreprise au Maroc ?

Avec la France et l’Espagne comme principaux partenaires économiques, l’écosystème marocain bénéficie d’un marché fructueux pour les startups. Les procédures sont plus compliquées et plus longues qu’en Europe, mais récemment elles ont été simplifiées.

Accueillant entreprises et start-up, le Maroc offre une multitude de possibilités de création d’entreprise. Avec de nombreux secteurs porteurs, le pays est une terre où il est relativement facile d’entreprendre et d’investir. Il existe de nombreuses opportunités pour les entrepreneurs qui souhaitent s’installer au Maroc.

Le Visa de travail marocain

Pour aller travailler au Maroc, un visa de travail est nécessaire. Il est recommandé de bien préparer votre dossier pour pouvoir le présenter le jour de la candidature. Le visa est valable trois ans et doit être renouvelé avant sa date d’expiration si l’entrepreneur souhaite rester établi au Maroc. Pour obtenir un visa de travail marocain, vous devrez fournir :

Les différents statuts juridiques au Maroc

Il existe neuf statuts juridiques au Maroc, similaires à ceux que nous avons en France :

Il faut choisir entre l’un de ces neuf statuts pour constituer une société. Veuillez noter qu’une entreprise individuelle n’est pas considérée comme une société.

Les démarches administratives pour la création d’une entreprise au Maroc

Plusieurs démarches administratives doivent être effectuées pour immatriculer votre entreprise au Maroc.

Le choix du nom et le dépôt à l’OMPIC

Comme dans toute entreprise, il est primordial de choisir le nom de cette dernière. Pour enregistrer le nom, vous devez passer par l’OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale). Les délais varient entre 24 et 48 heures et la procédure coûte 147,75 DH TTC.

La rédaction des statuts de l’entreprise

Les statuts de la société reprennent toutes les règles de celle-ci. Pour la rédaction des statuts, il est possible de recourir à un conseiller expert pour aider dans cette tâche. Parmi les éléments qui apparaissent dans le libellé des statuts, on peut citer :

Tous les documents doivent être légalisés. Celle-ci consiste à passer devant un employé de l’administration pour certifier les copies. Le processus est assez long et coûteux, avec un timbre de 20 DH par page. Les documents doivent ensuite être enregistrés par l’administration.

L’inscription à la Taxe Professionnelle (TP)

Il est nécessaire de faire une demande d’inscription à la taxe professionnelle. L’employeur obtiendra une attestation d’inscription à la taxe professionnelle qui lui donnera accès à un numéro d’immatriculation et à une activité qui servira de base d’imposition à la TP. Cette démarche s’effectue auprès de l’administration fiscale, qui met environ 48 heures pour répondre.

L’immatriculation au Registre de Commerce

L’inscription au registre du commerce est valable pour tous les types d’entreprises à l’exception de la SEP. C’est à partir de là que l’entreprise commence à exister. Il peut durer de 24h à une semaine et coûte 350 DH TTC.

La création du cachet de la société

La création du sceau ou cachet d’entreprise est indispensable pour la suite des démarches administratives, mais aussi pour apposer votre marque sur vos documents officiels. La procédure est immédiate, et le coût est d’environ 120 DH TTC.

L’obtention du numéro d’Identifiant Fiscal

Cette démarche se fait auprès de l’administration fiscale. Un formulaire doit être rempli pour recevoir votre numéro d’identification fiscale. Le délai est généralement de 48 heures et le processus est gratuit.

L’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

Bien qu’elle soit facultative lors de la création d’une entreprise, elle est indispensable pour adhérer à la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale). Il sera obligatoire après un certain temps de s’y inscrire, il est donc conseillé de le faire le plus tôt possible. Le processus est gratuit et peut être fait immédiatement.

La publication d’une annonce légale

Comme en France, il est obligatoire de publier deux avis : l’un dans un journal d’annonces légales et l’autre dans un Journal Officiel. Le processus prend entre 24 à 48 heures et le processus coûte 600 DH TTC.

Les avantages et les inconvénients à créer son entreprise au Maroc

Le Maroc bénéficie d’une économie en plein essor. En 2005, le pays a lancé un plan d’urgence visant à relancer l’activité industrielle et économique. De plus, le pays n’est qu’à 14 km de l’Europe, ce qui en fait une position stratégique. Le Maroc est aux portes de l’Afrique et dispose d’une grande ouverture sur les marchés mondiaux. Le système judiciaire est très similaire à ce que nous avons en France, et la main-d’œuvre est qualifiée et très bon marché. Comme vu plus haut, le Maroc a des formes juridiques que nous connaissons déjà en France, ce qui est un avantage non négligeable.

Malgré ces avantages, faire des affaires au Maroc n’est pas facile. Le coût de l’énergie est assez élevé car le Maroc importe la plupart de ses besoins en produits pétroliers de l’étranger. Il existe également certaines difficultés dans les procédures douanières : cela est dû à un excès de procédures administratives et de contrôles documentaires. Le Maroc accuse également un retard dans le processus d’automatisation et de numérisation des procédures administratives, ce qui les rend plus difficiles.

Les villes où entreprendre au Maroc

Casablanca est une ville essentiellement basée sur le secteur maritime et l’industrie d’exportation. Le secteur du tourisme fait également partie du marché du travail. C’est une ville idéale pour entreprendre dans les secteurs du tourisme, de la restauration, du commerce, des technologies de l’information et de la communication.

Rabat abrite des autorités locales et régionales, des ambassades, des organisations internationales et des organisations non gouvernementales, ce qui en fait la capitale administrative du Maroc. Les secteurs de l’industrie, du commerce, de la finance et de l’ingénierie sont très florissants dans cette ville.

A Agadir, le secteur des services s’est fortement développé ces dernières années grâce aux mesures mises en place par le gouvernement pour faciliter la création d’entreprises à Agadir. Comme ses voisines, les secteurs les plus dynamiques de la ville sont le tourisme, les transports, la logistique et la publicité.

Tanger est le deuxième centre économique du Maroc après Casablanca. On y trouve une forte concentration d’activités industrielles, notamment dans les domaines du textile et des produits chimiques, mais aussi dans les secteurs du transport maritime et de la construction automobile. C’est l’une des plus grandes stations thermales du pays.

Les secteurs porteurs du Maroc

Le Maroc a un tissu d’affaires très varié. Les secteurs de croissance comprennent le tourisme, l’agriculture et l’importation et l’exportation. Ces secteurs sont très prisés des investisseurs locaux. L’industrie textile, la cosmétique et l’artisanat sont également très prisés. Les start-up innovantes ont la même légitimité au Maroc : elles sont devenues de plus en plus nombreuses au fil des années.

La fiscalité des entreprises au Maroc

L’impôt sur les sociétés, auparavant soumis à un taux fixe de 30 %, est réformé. Il varie désormais de 10 à 31 % selon un barème de facturation. Il existe certaines exemptions pour les entreprises situées dans les zones franches d’exportation (EPZ). Le taux de TVA est de 20%, avec un taux réduit de 7% et des taux intermédiaires de 10 et 14%. L’impôt sur le revenu est progressif, allant de 0 à 38 %. Un autre impôt est la taxe professionnelle, assise sur la valeur locative des locaux.

Autres grandes villes : Casablanca, Marrakech, Tanger, Agadir

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