Cyberattaque en Australie : des hackers réclament 10 millions de dollars à une caisse maladie

Un extrait de cette liste, publiée mercredi, comprenait les noms de personnes qui avaient été traitées pour des problèmes de drogue, d’alcool ou de dépendance.

Medibank a confirmé jeudi qu’une liste supplémentaire sera publiée sur le même forum. La compagnie d’assurance a jusqu’à présent refusé de payer les pirates. Les noms, numéros de passeport, dates de naissance, adresses et informations médicales figuraient parmi les détails personnels qui ont été publiés de manière anonyme mercredi matin.

Des « bons » et des « vilains »

Les victimes ont été réparties en une liste de « bons » et de « méchants ». Plusieurs personnes sur la liste des « méchants » étaient associées à des codes numériques qui les reliaient à la toxicomanie, à l’alcoolisme et au VIH.

Par exemple, un fichier comportait l’indication « p_diag : F122 ». F122 est le code de « dépendance au cannabis » selon la classification internationale des maladies publiée par l’Organisation mondiale de la santé.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese, lui-même client de Medibank, a comparé la cyberattaque à un « coup de semonce » pour les entreprises australiennes.

Publier ces données volées sur le dark web est une honte

Medibank, qui propose une assurance maladie privée aux Australiens cherchant à compléter le système public de santé universel, a informé l’Australian Securities Exchange de la fuite peu avant l’ouverture de l’échange.

« La publication de ces données volées sur le dark web est une honte », a déclaré jeudi le PDG de Medibank, David Koczkar. La ministre australienne de l’Intérieur, Clare O’Neil, a qualifié les pirates de « criminels effrayants ».

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