Les jeunes ont plus accès à l’assurance premium que leurs aînés (étude Argus / Capgemini Invent)

Catastrophes naturelles, sécheresse, crise énergétique… Selon des études pour L’Argus de l’assurance et Capgemini Invent, les Français doivent désormais intégrer la protection de l’environnement dans leurs choix de consommation, assurances comprises.

Un été aux conditions climatiques extrêmes – incendies de forêt en Gironde, tempêtes dévastatrices en Corse, chaleur et sécheresse – et un automne tendu en matière d’électricité et de carburant : 2022 va sensibiliser les Français. La crise climatique est arrivée et nous allons devoir changer fondamentalement notre mode de vie pour y faire face. Les questions environnementales et sociales sont désormais une priorité pour tout le monde, et pas seulement pour quelques-uns. C’est l’une des confirmations de la deuxième étude menée par Infopro Digital Etudes pour L’Argus de l’assurance et Capgemini Invent.

L’actualité française et internationale a incontestablement contribué à forger un consensus sur les réalités du changement climatique : plus de neuf répondants sur dix estiment avoir un impact positif sur les enjeux RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), notamment sur les questions environnementales et sociales.

Ce changement de mentalité n’est cependant pas perceptible dans les mêmes proportions selon le type de biens et services évoqués. Qu’il s’agisse de restreindre les emballages ou d’acheter des produits bio et locaux, les sondés ont su changer leurs habitudes au cours des douze derniers mois. En revanche, en matière d’assurance, seul un sur deux avoue s’être renseigné sur les obligations environnementales de son assureur avant de conclure un contrat auto ou appartement…

Un constat à relativiser Par tranche d’âge, les jeunes se disent plus sensibles à ce sujet. En effet, pour 70 % des 18-24 ans, les obligations de l’assureur comptent dans l’acte d’achat d’assurance. Le fossé des générations s’est également creusé depuis la crise du Covid-19. En 2020, le comportement responsable de l’assureur a pesé dans la balance pour 61% des répondants. Deux ans plus tard, le chiffre tombe à 52 % (9 points), à l’exception des 18-24 ans et 25-34 ans qui résistent à 61 %.

Des attentes élevées dans la voiture et à la maison

L’assurance habitation est devenue un type d’assurance pour lequel les obligations sociales et environnementales sont considérées comme les plus importantes par les répondants, devant l’assurance automobile (77%). En matière d’assurance-vie, seuls 36% pensent que l’épargne peut jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un paradoxe à l’heure où les réglementations françaises (loi covenant, loi climat, etc.) et européennes (SFDR, taxonomie verte, etc.) visent justement à favoriser le financement durable auprès des investisseurs institutionnels comme des particuliers.

La propagation des catastrophes naturelles explique sans doute la place qu’occupe la GRH. 74% des sondés seraient prêts à effectuer une rénovation énergétique pour améliorer leur logement en échange d’un geste de l’assureur : une subvention (39%), une réduction de prime de 10% (33%) ou un réseau d’artisans de confiance (27% ).

Cette notion d’indemnisation des activités environnementales se retrouve également dans l’assurance automobile. 94% des répondants seraient d’accord pour utiliser des pièces réutilisées. Cette quasi-unanimité est de bon augure, puisque Bercy s’est engagé à réunir prochainement industriels, assureurs et sous-traitants pour créer une filière française du réemploi… Mais là encore, la moitié des sondés attendent en retour le coup de pouce de l’assureur. : non application de la pénalité en cas d’accident pour faute, réduction du montant de la prime ou suppression de la franchise en cas de sinistre.

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