Marche, yoga, vélo… Quel est le sport préféré des Français ?

Selon une enquête de l’INSEE, d’ici 2020, deux personnes sur trois déclareront faire régulièrement de l’exercice ou du sport. En prenant en compte toutes les pratiques, tant régulières qu’occasionnelles, l’organisation a pu dresser une liste des sports les plus populaires. Petit indice : ils nécessitent souvent très peu de matériel.

Quelles sont les préférences sportives des Français ces dernières années ? Sont-ils rigoureux dans leur pratique, considérée comme l’un des facteurs les plus importants de la prévention des principales pathologies chroniques (cancer, maladies cardiovasculaires, diabète, etc.) ? Une enquête menée par l’Insee* dresse le portrait de ces sportifs, hommes et femmes, et surtout des sports les plus pratiqués dans le pays. Plus précisément, il retrace l’ensemble des activités physiques et sportives pratiquées au cours des douze derniers mois en 2020 (hors quarantaines), qu’elles soient régulières ou occasionnelles, et plus ou moins intensives physiquement. Tout d’abord, les résultats sont une bonne nouvelle : ces dernières décennies, la pratique des activités physiques et sportives (APS) s’est fortement démocratisée : 16 millions de personnes auront une licence sportive en 2020, contre 2 millions en 1950. Concrètement, en 2020 65% des personnes âgées de 15 ans ou plus sont généralement décrites comme sportives car elles ont pratiqué au moins 52 séances d’activité physique et sportive au cours de l’année.

Il apparaît également que 54 % des Français font de l’exercice ou du sport régulièrement (deux fois par semaine ou plus) et 11 % hebdomadairement. L’INSEE rappelle que « certaines activités de loisirs ou de bien-être en marge de la sphère physique et sportive, comme la marche, la natation ou la détente, sont pratiquées par un large public : sportifs réguliers et occasionnels, mais aussi personnes qui ne pratiquent pas pratiquer un autre. « . Mais pour les plus expérimentés, quels sont les sports les plus pratiqués ? Les activités qui ne nécessitent pas de matériel trop spécifique ou coûteux et qui peuvent être pratiquées en dehors de toute structure ont la cote : 34% des personnes âgées de 15 ans et plus pratiquent régulièrement de la gymnastique, de la danse ou du fitness (musculation, cardio-training qui combine des activités de fitness dans lesquelles le muscle cardiaque et le yoga), 25 % marche, course ou athlétisme, 18 % vélo ou glissade. Activités moins fréquentes, 9% pratiquent un sport de raquette ou de précision, une activité nautique et nautique ou un sport collectif et 3% un art martial.

Santé, détente, nature, performances sportives… Quelles motivations pour pratiquer un sport ?

A noter que « le jogging, la musculation et le VTT sont majoritairement pratiqués par les hommes, tandis que la marche sportive compte plus de femmes parmi ses adeptes. disent les auteurs de l’étude. Quant au lieu lui-même, l’investissement se fait largement dans le milieu naturel, puisque 76 % des pratiquants y exercent au moins une de leurs activités, bien plus que les installations sportives (61 %), la maison (52 %) ou l’espace extérieur. . Pourtant, les Français ne sont pas dans le même bateau en matière de pratique sportive régulière. Il s’avère qu’en 2020, 71% des hommes s’entraînent régulièrement, contre 60% des femmes, et que deux fois plus d’hommes que de femmes participent à des compétitions ou événements sportifs. Et si l’activité physique ou sportive régulière diminue avec l’âge (83% des 15-24 ans en font chaque semaine, contre 70% des 25-49 ans, 61% des 50-64 ans et 50% des 65 ans -âgés ou plus), il chute fortement pour les femmes entre 25 et 35 ans et augmente à nouveau entre 35 et 45 ans.

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Particulièrement remise en cause selon les auteurs, « la présence d’enfants en bas âge au domicile, qui pourrait expliquer cette baisse non observée chez les hommes dont la pratique régulière du sport varie peu entre 30 et 45 ans. Par ailleurs, la transmission familiale joue également un rôle important, car les recherches montrent que les pratiquants les plus assidus ont plus souvent eu un ou plusieurs parents sportifs durant leur enfance ou leur adolescence. De plus, une bonne santé va souvent de pair avec une activité physique régulière : le pourcentage de pratiquants se déclarant en bonne ou très bonne santé augmente avec la pratique régulière (de 43 % des non-sportifs à 61 % des vacanciers). ou pratiquants occasionnels et 76 % des pratiquants fréquents), tandis que la prévalence du surpoids et de l’obésité a diminué (de 40 % des non-sportifs à 37 % des pratiquants occasionnels et 30 % des pratiquants fréquents). Par ailleurs, la santé, l’hygiène de vie, le bien-être et la détente occupent la première place parmi les motivations citées par les sportifs, suivis du plaisir et du divertissement, du contact avec la nature et de l’effort physique lui-même.

Cependant, si les motivations sont diverses et variées selon les réponses des répondants (la moitié des répondants mentionnent six raisons ou plus), il est possible de dresser quatre profils types selon l’INSEE. Essentiellement les sportifs pour le plaisir (pour l’interaction avec la nature et les rencontres avec leurs proches) qui ont en moyenne l’air plus âgés et préfèrent la marche et les personnes qui font du sport avant tout pour prendre soin de leur santé (entretien et aspect physique) dont l’univers le plus investi est celui de la forme et la gymnastique et cela souvent seul. Vient ensuite le noyau dur des sportifs, à savoir l’archétype du sportif dans l’imaginaire collectif, ceux qui s’exercent de manière très intensive (pour la compétition, l’amélioration des performances personnelles et de l’effort physique) et dont les deux tiers sont membres d’un club et enfin les plus des sportifs « occasionnels » plus souvent attirés par le goût de l’aventure et du risque. Pour ces personnes, le plaisir et le divertissement et le contact avec la nature semblent être les principales raisons invoquées.

*L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

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