Seine-et-Marne : « Être chef d’entreprise, c’est montrer que l’on est capable »

En 2021, près d’un million de nouvelles entreprises ont été créées. L’entrepreneuriat féminin est à la traîne. Témoignages de femmes entrepreneures.

La création d’entreprises a atteint un nouveau record en 2021 avec près d’un million de nouvelles entreprises créées. Cependant, l’entrepreneuriat féminin est à la traîne. Selon l’INSEE, il représentait 30 % des créations d’entreprises depuis plusieurs années. Il s’agit d’une part largement minoritaire par rapport à l’entrepreneuriat masculin.

Un trophée

Pour équilibrer cette tendance, l’initiative Créatrices d’Avenir vise à développer l’esprit entrepreneurial des femmes en encourageant les métiers et les modèles, parcours et réussites d’entrepreneurs franciliens à souligner.

L’événement a été lancé en 2011 et contribue chaque année à soutenir et récompenser les chefs d’entreprise de la région.

3 000 candidatures d’entrepreneuses

Depuis son lancement, Créatrices d’Avenir a reçu les candidatures de 3 000 entrepreneuses d’Ile-de-France, sélectionné 160 finalistes et récompensé 60 lauréates par des bourses d’aide et d’accompagnement ainsi qu’une visibilité médiatique.

« Sensibiliser à l’entrepreneuriat au féminin »

Valérie Gazuit est coordinatrice régionale de l’association Initiative nord Seine-et-Marne, qui a créé le Trophée Créatrice d’avenir : « Je travaille sur la douzième édition du Trophée Créatrice d’avenir. Notre objectif est de sensibiliser à l’entrepreneuriat féminin Elle ajoute : « Et ça marche ! » De plus en plus de femmes se lancent en affaires.

Des difficultés

Dans le réseau d’initiative pour lequel je travaille, il y a douze ans, 30% des créations d’entreprises étaient dirigées par des femmes. Cette année, sur l’ensemble des entreprises suivies par l’association, 55% des créations d’entreprises sont des projets de femmes. C’est un grand pas en avant. »

Cependant, cela ne supprime pas les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneures.

Maintenir deux activités professionnelles

A Claye-Souilly, Corinne Guyon et Corinne Taillandier ont ouvert il y a près d’un an le Comptoir de Claye, une épicerie fine spécialisée dans la vente de café et de thé, mais aussi dans la torréfaction du café. Tous deux ont bien réfléchi avant de se lancer dans ce grand défi. « Nous avons tous les deux une activité professionnelle dans le domaine de la santé. Nous avons décidé de ne pas l’arrêter.

Additionner des activités professionnelles

Depuis l’ouverture du Comptoir de Claye, notre emploi du temps est donc partagé entre nos activités de spécialiste de la santé et la boutique. C’est beaucoup de travail et une lourde charge mentale, mais nous ne regrettons pas notre choix », explique Corinne Guyon.

« Les ouvriers n’ont pas prêté attention à ce qu’elle disait »

Et s’ils sont capables de supporter deux activités professionnelles sur leurs épaules, le regard de certains salariés masculins n’est pas toujours égal. Les deux Corinnes se souviennent de l’époque des travaux sur le magasin : « Nous avons rénové tout le magasin. Nous avons fait un travail important et c’est pour cela que nous avons fait intervenir des professionnels. Corinne Guyon est très pratique. quand elle a posé des questions aux ouvriers, il y a eu un premier moment où les ouvriers n’ont pas fait attention à ce qu’elle a dit », explique Corinne Thaiier.

« Je n’étais pas légitime à les questionner »

« De nos yeux, on avait l’impression que parce que j’étais une femme, je n’étais pas légitime pour leur demander et m’informer de ce qu’on allait faire dans NOTRE entreprise », se souvient Corinne Guyon.

« Il faut toujours se battre »

Mais en insistant et en montrant aux professionnels du BTP que la « petite dame » savait de quoi elle parlait, Corinne Guyon a pu entamer un dialogue avec les ouvriers et a pu être informée de l’avancée des travaux. « Il faut toujours se battre et montrer qu’on est capable si on est une femme. Je suis convaincue qu’on n’aurait pas ces difficultés si on était des hommes, même « non bricoleurs », assure Corinne Guyon.

« Montrer que l’on est capable »

« Montrer que l’on est capable », c’est aussi ce que se souvient Alice Gabrillargues, habitante de Mitry-Mory. Elle est également à la pointe de deux activités professionnelles. « Je suis moi-même naturopathe et je suis à la tête de la société Oria nature, à travers laquelle je propose une gamme d’infusions et de compléments nutritionnels qui soulagent les femmes des douleurs, en partie dues aux menstruations », explique cette indépendante. par Mitry-Mory.

De la satisfaction

Alice Gabrillargues confie qu’elle n’a aucun tempérament à entreprendre. « Dans ces entreprises, je dois constamment me prouver que je suis capable. C’est beaucoup de travail, mais c’est tellement satisfaisant », poursuit Alice Gabrillargues.

Pas toujours soutenue par les proches

Pour elle, l’auto-entreprenariat a commencé avec les encouragements de son mari, lui-même chef d’entreprise. « Sans lui, je ne sais pas si j’aurais commencé. Ma famille ne voit que le salaire.

Quand j’ai commencé, j’avais beaucoup de questions comme : « Pourquoi est-elle dans ce métier ? » Êtes-vous sûr que cela fonctionne? Vous ne voulez pas battre votre record ? … Autant de questions qui interrogent la motivation des femmes qui se lancent », explique Alice Gabrillargues.

Des soutiens financiers

Et c’est dans cette dynamique de bien renforcer leur projet pour ne pas échouer, que cet entrepreneur s’est tourné vers Créatrice d’avenir et le Réseau Initiative. « Aujourd’hui, nous, les femmes, avons la chance d’être soutenues, conseillées et même aidées par diverses initiatives. C’est encouragé. Il existe des prêts financiers, des aides à la communication et des vitrines médiatiques.

Le besoin de sécurité

On sait qu’on peut démarrer, on peut échouer et pourtant nos finances n’en souffriront pas », reconnaît en souriant Alice Gabrillargues. En effet pour Valérie Gazuit : « Il est indispensable que la création d’entreprise soit accompagnée financièrement. S’il n’y a pas de sécurité, vous ne pouvez pas prendre le risque de vous lancer sans être sûr que l’entreprise évolue dans le bon sens. »

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Qui peut m’aider à financer mon entreprise ?

Bpifrance : c’est un acteur clé de l’innovation. Elle accompagne les entreprises, de la création à leur cotation, en octroyant des subventions, des prêts et interventions et des garanties et fonds propres.

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Comment avoir des aide financière pour ouvrir son entreprise ?

Aide publique à la création d’entreprise

  • Le prêt à taux zéro et sans garantie nacre. …
  • ARCE : Aide de Pôle Emploi. …
  • Aide à la création d’entreprise pour personnes handicapées. …
  • Prêt solidaire. …
  • Le Prêt à la Création d’Entreprise (PCE)…
  • Accompagnement à la création d’entreprises innovantes par Bpifrance. …
  • Le prêt d’honneur. …
  • compétitions.

Quelles sont les aides possibles ?

Allocations familiales, Revenu de Solidarité Active (RSA), allocation logement, allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), allocation scolaire, aides locales au logement social dans certaines régions, etc.

Quels sont les avantages pour une personne seule ? Revenu de solidarité active (RSA) Son montant varie entre 598,54 euros (pour une personne seule sans aide au logement) à 1 496,35 euros (pour un couple avec 3 enfants sans APL). L’aide n’est pas automatique, il faut la demander. Il faut aussi savoir qu’elle donne droit à de nombreuses aides supplémentaires.

Qui a droit au 330 € de la CAF ?

Qui a droit aux 330 € de la CAF ? Le montant de cette aide est en moyenne de 330 euros et concerne les personnes à faibles revenus ou sans travail. D’après cette enquête, 600 000 ménages éligibles n’utilisent pas cette source d’argent supplémentaire, versée trimestriellement.

Qui a droit à la prime de carburant 200 € ?

Cette allocation est versée par personne et non par ménage. Chaque membre d’un couple modeste, qui se rend en voiture sur son lieu de travail, reçoit une aide de 100 €. Le couple peut donc bénéficier d’une aide de 200 € pour l’achat de carburant.

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