VIDÉO. Grève des médecins généralistes : les assureurs-maladie s’engagent à « revoir les tarifs »

La Cnam mène actuellement des « discussions » avec des médecins libéraux, a indiqué son directeur général sur franceinfo, alors que la profession est en grève jeudi et vendredi. Leur demande pour une consultation à 50 euros est « considérable », selon Thomas Fatôme.

Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), a indiqué jeudi 1er décembre sur franceinfo qu' »une revalorisation des tarifs » sera proposée aux médecins libéraux en grève ce jeudi et vendredi pour démentir la dégradation de leur cabinet œuvres. les conditions. Plusieurs syndicats demandent que la concertation soit revalorisée à 50 euros, au lieu de 25 actuellement, pour s’aligner sur les tarifs européens. « C’est clairement significatif, une augmentation de 100 %. Les Français sont-ils prêts à payer 50 euros ? », s’étonne-t-il. Thomas Fatôme s’est toutefois dit prêt « à soutenir les médecins libéraux », car « c’est très important pour l’accès aux soins dans notre pays ».

franceinfo : Entendez-vous les revendications des médecins de famille ?

Thomas Fatôme : Des discussions s’engagent avec les médecins libéraux. Je leur ai écrit mercredi et je me suis engagé à ce que nous procédions effectivement à des augmentations de tarifs. Il faut aussi parler des enjeux importants de l’accès aux soins. Nous avons de nombreux assurés qui n’ont pas de médecin traitant. Comment pouvons-nous, avec les médecins libéraux, leur faire gagner du temps médical ? Medicare finance l’adjoint au médecin depuis 2019. Et ça marche. Les médecins qui utilisent Physician Assistant augmentent ce qu’on appelle leur file d’attente active, les patients qui vont les voir, de 10 %. L’assurance-maladie est prête à soutenir les médecins libéraux. C’est très important pour l’accès aux soins dans notre pays. Les médecins généralistes voient un million de patients par jour, c’est donc la clé de la santé des Français. Nous commençons cette discussion. On va apporter des mises à niveau, mais on va aussi parler des sujets d’accès aux soins, d’organisation des soins et comment on répond aux attentes des Français en matière d’accès aux soins.

Doubler le prix de la consultation, cela vous semble-t-il possible ?

Un des représentants syndicaux parlait d’un projet un peu fou. Je lui laisse le paternalisme de cet adjectif. C’est clairement significatif, une augmentation de 100%. Les Français sont-ils prêts à payer 50 euros ? Il coûte 7 milliards d’euros. Sont-ils prêts à voir leur complémentaire santé augmenter ? Ce sont évidemment des niveaux très, très, très élevés. Encore une fois, nous allons avoir des discussions qui accompagneront la revalorisation de la concertation.

Allez-vous aider les médecins à s’installer dans le désert médical ?

Il faut aussi utiliser différents leviers et aussi aider les médecins à s’installer dans les zones moins denses. Augmenter de 30 % le forfait dit du médecin traitant, qui est pris en charge par l’assurance maladie, à près de 15 000 euros par an, pour tous les médecins qui s’installent dans les zones moins denses et pour ceux aussi qui y travaillent déjà. Nous allons encourager financièrement les jeunes médecins pour qu’ils s’installent plus rapidement. Nous avons eu une séance de discussion importante. Nous les reverrons la semaine prochaine. Mais il faut aussi entendre l’assurance. Ils sont 600 000 en maladie de longue durée (ALD), ce que l’on appelle des malades chroniques, qui n’ont pas de médecin traitant. Comment répondre à cela ? Je vais souvent sur le terrain, je les écoute et les médecins nous disent aussi « aidez-nous à trouver des solutions. Nous sommes prêts à le faire ». Il faut s’engager ensemble sur cinq ans pour construire des dispositifs d’organisation, pour aider davantage les médecins, pour réduire aussi leur temps administratif, les attestations inutiles qui leur gâchent la vie. Nous sommes également prêts à simplifier toutes ces démarches, à faire plus de travaux numériques qui les aident dans leur quotidien. C’est quelque chose que nous allons construire avec eux. Nous allons peser à la mi-décembre et nous avons de nombreux sujets sur lesquels travailler ensemble.

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